Hypertrucage
Contenu audio, image ou vidéo fabriqué ou modifié par intelligence artificielle pour faire dire ou faire faire à une personne réelle quelque chose qu’elle n’a jamais dit ni fait. En anglais, on parle de deepfake.
Un exemple
Un appel où la voix d’un proche, imitée à partir de quelques secondes d’enregistrement publiées en ligne, réclame en urgence un virement. Ou une vidéo truquée d’une personnalité qui recommande un placement financier.
Ce qu’il faut comprendre
Ce qui demandait autrefois un studio et des semaines de travail se fait aujourd’hui en quelques minutes avec des outils accessibles à tous. Le danger tient moins à la perfection des faux qu’à leur quantité et à leur rapidité : une rumeur appuyée par une vidéo circule avant que quiconque ait pu vérifier.
Quelques réflexes protègent efficacement. Devant une demande urgente d’argent, même avec la voix d’un proche, raccrochez et rappelez vous-même sur le numéro que vous connaissez. Convenez en famille d’un mot de passe connu de vous seuls. Devant une vidéo choquante, cherchez si un média fiable la reprend.
Le règlement européen sur l’IA impose de signaler les contenus hypertruqués. Cette obligation aide, mais les fraudeurs ne la respectent évidemment pas. En cas d’arnaque, le site Cybermalveillance.gouv.fr oriente les victimes.
Les idées fausses
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On entendOn repère toujours un faux à l’œil nu.
En réalitéLes défauts visibles, mains déformées ou voix métallique, disparaissent vite. Le bon réflexe porte sur le contexte : qui diffuse, pourquoi, et peut-on vérifier par un autre moyen ?
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On entendLes détecteurs automatiques savent reconnaître les faux.
En réalitéIls se trompent dans les deux sens et sont vite dépassés. Ils peuvent aider, jamais trancher seuls.
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On entendCela ne concerne que les célébrités.
En réalitéQuelques secondes de voix ou quelques photos publiques suffisent. Les arnaques visent aussi les particuliers et leurs proches.